La Dépêche du Midi du 9 avril 2009

Emploi. Plus de quarante entreprises et six cents offres, hier, à l’Amphithéâtre.

Les métiers de l’agriculture s’invitent aux Jobs d’été

Cet été Un JobLe carrefour des jobs d’été a connu, cette année encore, une belle affluence. Pourtant, jusqu’au mois de janvier, l’or­ganisation de cette neuvième édition était plus qu’incertaine, plusieurs entreprises s’étant dé­sistées faute de besoins en per­sonnel cet été, comme le secteur de la grande distribution qui n’était pas représenté hier. « Mais finalement, la plupart a tenu à relever le défi et nous sommes parvenus à des chiffres constant avec plus de quarante entreprises et environ six cents offres d’emploi», relève Cécile Cure, responsable de la Mission locale, coorganisateur de la ma­nifestation.

Le nettoyage industriel, l’ani­mation, le service aux person­nes, l’intérim et l’hôtellerie-restauration étaient, comme d’ha­bitude, bien représentés. La nouveauté cette année, c’est l’ar­rivée d’entreprises du secteur de l’agriculture. La RAGT était présente pour la première fois en proposant pas moins de cin­quante-deux jobs d’été. « Nous nous sommes aperçus que les jeunes ne nous connaissaient pas forcément, nous avons donc décidé d’y remédier », explique Patrice Mani, chef du service fa­brication sur le site des Molinières, qui embauche chaque an­née trois ou quatre personnes en CDI. Actuellement, cinq pos­tes de ce type sont à pourvoir.

Parmi les nombreux jeunes en quête d’un job, les moins de 16 ans étaient les moins gâtés. « Il n’y a rien», déplore Laurie. « C’est vrai qu’il y a peu d’offres pour les plus jeunes. Et avec les nouveaux critères de la Haute autorité de lutte contre les dis­criminations et pour l’égalité (HALDE), les entreprises ne peuvent plus afficher ces offres officiellement sous peine d’être taxées de discrimination », re­grette Cécile Cure.

Wesley, en revanche, était ravi de sa visite : « C’est la première année que je viens et je trouve que c’est très bien, très diversi­fié, l’info circule bien ». Étudiant en histoire, il souhaite, en décro­chant un job, pouvoir financer sa poursuite d’études. « Comme je suis trilingue, je voudrais bien partir à l’étranger, je me suis renseigné sur le stand d’emplois et programmes européens et j’ai trouvé ça intéressant. J’ai aussi déposé un CV pour être serveur dans une ferme-auberge». An­toinette, elle, patiente au bout de la plus longue file d’attente, celle de la mairie de Rodez. Re­marquée également par les or­ganisateurs, la présence de per­sonnes plus âgées, en recherche de quelques heures de travail…

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